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Le charisme d'Eric Cantona est intact.
Si bien que quand l'homme parle, c'est un plaisir partagé par beaucoup de gens.
Interviewé aujourd"hui dans Téléfoot sur le football en général, Canto fait honneur au jeu anglais en nous faisant rappeler que selon lui les 2 plus belles finales de Champion's League de ces 10 dernières années l'ont été grâce à l'engagement anglais (Manchester qui bat le Bayern Munich, Liverpool qui bal Milan AC en 2005) et qu'il ne suffit donc pas de multiplier les "petits-ponts" ou autres chefs d'oeuvres techniques :-); pour lui c'est cet engagement maximum de type britannique qui fait le Jeu.
Canto nous rappelle avec simplicité que ce sont finalement les joueurs et surtout les plus grands (il cite dans l'ordre Ronaldinho, Zidane, Robinho, Henry, Deco, etc.) qui "font" le football, une manière très juste de replacer les choses, à l'heure où la pression et la valse des entraineurs prend de plus en plus d'importance médiatique.
Canto reconnaît très volontiers aimer le style Mourinho, qui selon lui parvient avec beaucoup d'intelligence à concentrer l'attention des médias britanniques sur lui, ce qui préserve ses joueurs.
Concernant les slogans pro-nazis déployés dans les tribunes de la Lazio de Rome et le salut fasciste de Di Canio, Canto s'interroge : "comment un club peut-il laisser faire çà, comment peut-on lui laisser le brassard de capitaine, comment ses équipiers peuvent-ils cautionner cela", et suggère un traitement bien plus radical du phénomène :
"Comment voyez vous le football dans 10 ou 15 ans?"
Réponse : "sans la Lazio de Rome et Di Canio". Magistral.
C'est clair, il fauit éradiquer ce genre de club de football de la planète. Et vite.
Si Berlusconi peut partir avec l'eau du bain, je serai très content.