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Carnets de Voyage, film de Walter Salles

Comment décrire ce que j’ai pu ressentir en revoyant ce film…beaucoup d’émotion, car imprégné de toutes mes lectures sur Che Guevara ; je retrouve chaque fois dans ce film les images que je me suis construites sur ce personnage fascinant. L'interprétation de l'acteur Gael Garcia Bernal est vraiment très réussie, il incarne parfaitement les idéaux du futur Che.

Cette épopée avec son ami Alberto Granado est fantastique, parce qu’elle s'articule autour d'une amitié très forte, intime qui se révèle donc très émouvante. L’histoire est drôle, les anecdotes savoureuses et l’intensité dramatique augmente au fil du film à mesure que le spectateur perçoit l’évolution d’Ernesto Guevara.

Comment ne pas aimer les 2 personnages qui traversent ce long périple ensemble, complices comme jamais, partageant leurs rêves sans savoir ce que sera demain leur destinée. Ces deux-là ont une rage de vivre, ils aiment la nature humaine, et chacune de leurs valeurs est imprégnée de respect et d’humilité.

Une belle amitié qu’on aimerait voir se prolonger à l’écran une heure de plus au moins, encore et encore. Le film s’achève et nous fait réfléchir à l’échelle de la vie, qui reste une expérience si courte en définitive…Le gros plan sur Alberto, vieilli, srcutant l’horizon en dit long sur ces pensées…A quoi pense-t-il ? Sans doute à son copain Ernesto, au moment où celui-ci le quitte Caracas, pour aller accomplir son destin.

Chacun de nous aura forcément un jour connu une expérience de ce type avec un ami, expérience qui quand on a 20 ans, est  forcément unique…Ce film est touchant car il nous fait ressentir à pleins poumons la force de la jeunesse et la beauté des rêves quand on a 20 ans.

Se pincer pour savourer chaque moment de la  vie, continuer à vivre avec des idéaux et la conviction qu'il n'y pas d’autre alternative que la sincérité dans les rapports humains.

Dans le film, on découvre également la mère d’Ernesto, et la fiancée d’Ernesto, « Chichina ». Je trouve l'anecdote très symbolique concernant le personnage d'Ernesto, qui au moment de la quitter pour son voyage avec Alberto, confie:  « où ai-je pu trouver la force de la laisser là et m’en aller faire ce voyage"...

 

 

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