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Cela m'arrive comme chacun d'attraper l'émission de Thierry Ardisson le samedi soir sur France 2.
Hier soir, j'étais les larmes aux yeux à écouter les confidences de René Vilard, plus connu sous le nom de Hervé Vilard, nous racontant avec émotion sa jeunesse douloureuse : son traitement ignoble à l'orphelinat, sa solitude, ses galères bouleversantes, son arrivée à Paris dans les années 60, sa vie dans les rues de Pigalle pour manger, puis sa rencontre déterminante avec un homme qui va changer sa destinée.
Hervé Vilard fait partie de ces chanteurs raillés par pur instinct grégaire, parce que soi-disant ses chansons sont "ringardes".
On peut ne pas aimer ses chansons mais en tout cas il faut respecter et admirer l'homme.
Je n'ai pas connu l'époque de son succès, je ne fais pas pour ainsi dire partie de son "public". Mais j'aime écouter avec nostalgie ses chansons. Les mélodies sont intactes. Qui n'a pas sur le bout des lèvres les paroles de "Méditerranéenne" ou "Capri c'est fini" ?
Le livre, sorti dans les kiosques - L'âme seule, éditions Fayard - est écrit de sa plume dans un style magnifique à n'en pas douter. Et vaut la peine d'être lu.